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François Didisheim

26 August 2022

Il n’est pas zoutois. Ou, du moins, il ne se considère pas comme tel. Pierre Hermant ne veut pas nier son ancrage bruxellois. Même si la côte fait partie de sa vie, et ce, depuis qu’il est gamin. « Ma maman a toujours aimé venir à la côte pour se retrouver en famille et marcher le long de la mer. Je viens à la côte depuis ma plus tendre enfance ». Toutefois, son amour pour Knokke-Le-Zoute, car il s’agit bien de ça, il le raccroche à un événement particulier : « Je considère que ma première rencontre avec le Zoute, c’est ma première « véritable visite du Zwin. J’avais une dizaine d’années. La plaine du Zwin est un morceau de nature rare en Europe. Ce n’est pas pour rien que cette plaine est souvent qualifiée d’aéroport international pour les oiseaux ! Eté comme hiver, le Zwin offre un panorama exceptionnel ». Et il va même plus loin : « Pour moi, on ne peut connaître le Zoute sans connaître le Zwin ». Il est vrai que ceux qui ont déjà eu la chance de visiter cet endroit en gardent tous un merveilleux souvenir : l’émerveillement est permanent avec ce joyau zoutois !

Le parc naturel du Zwin. © DR

Le parc naturel du Zwin. © DR

Si Pierre Hermant est tellement attaché à Knokke, c’est aussi parce que, pour lui, ce lieu est synonyme de bons moments. Principalement en famille. Mais quand on a une grande famille comme la sienne, voyager demande toujours un peu d’organisation : « J’ai la chance d’avoir quatre enfants et d’avoir épousé une femme que j’aime et qui m’inspire. Six dans une voiture, c’est compliqué. Sans parler des attentes dans les embouteillages. C’est pourquoi nous avons pris l’habitude de venir en train. C’est confortable, on peut y lire, papoter et dessiner. De plus, la gare est proche du centre ». Mais une fois sur place, le plaisir est au rendez-vous, car, et c’est un atout du Zoute, tout le monde y trouve son petit bonheur. Et chez les Hermant, c’est chacun son truc : « Mon fils Félix adore aller au skatepark. Ma fille Charline apprécie d’y retrouver ses copines. Nos deux plus jeunes filles, Juliette et Charlotte, gèrent le magasin familial de fleurs en papier crépon, sur la plage ! Enfin, nous, les parents, on prend aussi le temps d’y passer de chouettes moments, à deux ou avec des amis. Ou de lire au calme, pendant que les enfants y pratiquent leurs activités ».

Une plage du Zoute, à Knokke-Heist

© DR/Shutterstock.com

Si aujourd’hui, il apprécie le calme et le farniente, Pierre Hermant tient à nous raconter une anecdote toute zoutoise qui l’a marqué : « En 1992, j’avais 15 ans. À l’initiative d’un de mes profs, nous étions venus ici, hors saison, pour faire une initiation à la planche. La journée s’était clôturée par un barbecue et nous avions tous dormi dans les dunes. Je me souviens d’avoir été réveillé au milieu de la nuit par la police ». On imagine la scène… aujourd’hui, pratiquement impossible.

Finalement, avec toute cette vie à la côte, Pierre Hermant ne serait-il pas plus zoutois que bruxellois ? « J’apprécie beaucoup le charme du Zoute et les moments inoubliables que j’y passe en famille. J’apprécie particulièrement les rencontres avec les habitants et les longues conversations avec les commerçants, en hors saison. En ce sens, on peut dire que je suis un Zoutois de cœur. Toutefois, je ne suis pas assez impliqué en qualité de citoyen pour me prétendre zoutois. C’est à Bruxelles que je participe à la vie économique. Quand je pense aux zoutois, je pense notamment à Leopold Lippens et son engagement d’une vie. Je pense également à Piet De Groote ou encore Filip Bourgoo (respectivement Bourgmestre de Knokke-Heist et BOSS de Zoute Grand Prix). Pour faire bref, des personnalités qui maintiennent le Zoute à son niveau, sur la carte nationale… et mondiale !  »

Newsletter Lobby du 19 août 2022, rédigée par François Didisheim, fondateur de Lobby. Retrouvez Lobby, la revue des cercles du pouvoir, ici

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