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Udine 2017, l'incontournable rendez-vous cinéma

Rédaction Eventail

24 April 2017

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[caption id="attachment_17605" align="alignnone" width=""]Survival Family, de Yaguchi Shinobu[/caption]Aucun doute : c'est à mes yeux un des rendez-vous les plus passionnants du calendrier cinéphilique. Le Far East Film Festival d'Udine, qui en est à sa 19e édition, rassemble chaque année dans cette petite ville du nord de l'Italie (98.000 habitants) les meilleurs réalisateurs, producteurs et acteurs des pays d'Asie : Chine, Japon, Corée, Indonésie, Philippines, Cambodge et autres (à l'exception de l'Inde), tout en s'affirmant comme une manifestation immensément populaire dont le rayonnement dépasse largement la région Frioul-Vénétie Julienne.

Cette année, pas moins de 83 titres sont présentés au public dans la salle du Théâtre Giovanni da Udine, qui accueille plus de mille mille spectateurs. Tous les genres sont représentés : cela va de la comédie de mœurs au drame psychologique, en passant par la science-fiction, le thriller ou le musical. Dès le début du festival, j'ai pu vérifier une fois de plus cet éclectisme de la programmation. Par un curieux hasard, il se trouve que les trois films que j'ai le plus appréciés jusqu'ici sont japonais, mais chacun dans une tonalité différente.

Survival Family de Yaguchi Shinobu (né en 1967) se développe à partir d'une situation parfaitement concevable. Imaginez que l'archipel nippon tout entier soit victime d'une panne d'électricité géante qui se prolonge pendant des mois. Le réalisateur ne cède pas à la tentation des scènes d'apocalypse ou de violence, mais nous montre comment une famille, quittant la grande ville, arrive à survivre à la campagne et à retrouver une vie normale. Optimisme et confiance dans l'être humain sont au cœur de cette œuvre.

 
 At the Terrace, de Kenji Yamauchi © Droits réservés


Avec At the Terrace, Kenji Yamauchi – adaptant pour l'écran sa pièce de théâtre – nous livre une comédie sociale mordante et superbement interprétée, où nous découvrons comment une réception dans la haute société peut tourner à l'aigre en fin de soirée : les masques tombent et les protagonistes (surtout les deux femmes) s'affrontent férocement. Une excellente surprise, dans la mesure où on n'attend pas d'un cinéaste nippon cette légèreté caustique qui évoque Sacha Guitry ou Noël Coward.

 
 Close-Knit, de Naoko Ogigami © Droits réservés
 


Je reviendrai sur le troisième film, Close-Knit de la cinéaste Naoko Ogigami, qui évoque avec justesse et sensibilité un sujet a priori scabreux comme la transsexualité : la salle tout entière a fait une ovation à la cinéaste et je vois déjà le film comme un candidat sérieux au Prix du Public de ce 19ème Festival.

L'archi-connu Archiduc

Musique

Déjà auteur voici quelques années d’un beau livre consacré à l’histoire de l’Ancienne Belgique, l’ex-journaliste de la VRT Johan Ral s’est logiquement penché sur l’histoire de L’Archiduc, lieu idéal d’after pour les artistes qui se produisent à deux pas… à l’Ancienne Belgique. Et s’il n’est pas comparable à l’immense paquebot de Flagey, ce petit « vaisseau » qui fut longtemps un club privé mérite le titre de yacht privé Art déco, style architectural dont on vient de célébrer le centenaire.

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L’amour en ville

Cinéma

À travers un humour absurde et une tendresse surprenante, la comédie « Baise-en-ville » explore l’amour moderne. Le jeune réalisateur français Martin Jauvat signe une comédie largement autobiographique. Elle raconte avec douceur et légèreté les galères du passage à l’âge adulte quand on est un jeune garçon un peu paumé en banlieue pavillonnaire. « Baise-en-ville » explore aussi le monde du travail confronté à la génération Z. Et quelle est la place de l’amour, du sexe dans cette éducation sentimentale moderne pétrie de fantaisie ? Martin Jauvat propose une fable très drôle, poétique et réaliste sur une génération tiraillée entre idéaux romantiques et dureté de la réalité économique. Rencontre avec le cinéaste.

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