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Bertrand Leleu

04 January 2023

© Artcurial

111 520 €

© Artcurial

© Artcurial

Finn Juhl (1912-1989)
Fauteuil modèle FJ49 dit “Chieftain Chair”, 1949, teck massif et cuir, édition Niels Vodder
Vente du 11 janvier, Artcurial, Paris

Moins d’une centaine d’exemplaires seraient édités, certains pensent même qu’il y en aurait uniquement 78. Cette rareté justifie l’envol systématique des prix du mobilier réalisé par les ébénistes de Niels Vodder. C’est en 1949 que Finn Juhl conçut le fauteuil FJ49, qui est devenu connu sous le nom de “Chieftain“, un titre rarement utilisé par son créateur qui lui préférait la “Big Chair“. On connaît principalement les modèles en teck, mais Vodder a également utilisé le noyer, l’acajou, le palissandre et même l’imbuia pour réaliser les œuvres qu’aucun autre ébéniste danois ne voulait alors réaliser. Lorsque le FJ49 fut exposé à la Guilde des Ébénistes et le fauteuil décrit par un journaliste (de Politiken) comme “si plein de vie qu’il semble presque trembler de vitalité”. Une chose est sûre : sa modernité et son élégance lui assurent presque 75 ans plus tard, un succès jamais démenti.

1 067 800 £

© Bonhams

© Bonhams

Lamborghini Miura P400S Coupé, 1969
Vente du 16 décembre, Bonhams, Londres

L’aventure des supercars de Ferruccio Lamborghini avait commencé en 1964 avec la 350GT, mais c’est l’arrivée de la Miura qui a fait de Lamborghini un constructeur majeur de voitures de sport de luxe. Nommée ainsi en hommage à Don Eduardo Miura, célèbre éleveur de taureaux de combat, le projet Miura est apparu pour la première fois au salon de l’automobile de Turin en 1965, mais il n’était pas prévu qu’il se concrétise en production. Pourtant, lors du Salon de Genève de l’année suivante, la première voiture totalement terminée était dévoilée au public. Tout comme la 400GT contemporaine, la Miura utilisait la version 4 litres du V12 à quatre cylindres de Lamborghini, conçu par Giotto Bizzarrini. Avec une puissance de 350 chevaux, la Miura atteignait une vitesse de pointe de 290 km/heure. La version “S”, construite entre 1969 et 1971, n’existera qu’à 140 exemplaires.

966 000 £

© Christie’s

© Christie’s

John William Waterhouse (1849-1917)
Gather Ye Rosebuds While Ye May, 1908, huile sur toile, 61,6 x 45,7 cm 
Vente du 13 décembre, Christie’s, Londres

Le modèle de ce tableau fait irrémédiablement penser aux portraits d’un autre artiste britannique, Dante Gabriel Rossetti, pourtant brossés près de cinquante années plus tôt. Les deux artistes appartiennent cependant au même mouvement des Préraphaélites, qui s’est étendu des années 1840 aux années 1920. Il est d’ailleurs très probable que Waterhouse ait pu admirer l’iconique Bocca Baciata de Rossetti lorsqu’elle fut présentée à l’exposition d’hiver 1906 de la Royal Academy of Art. On y trouve tous les ingrédients qui feront l’une des grandes séries de Waterhouse, les femmes-fleurs, très en vogue également dans le mouvement Art nouveau. En réalité, on sait que Waterhouse était malade à cette époque, et l’on peut y voir une référence au mythe de Perséphone : la jeune femme cueillant des fleurs avant de rejoindre les enfers. Un allégorisme agraire poussé rappelle-rait que pour devenir épi, le grain doit d’abord être enseveli dans la terre…

500 000 €

© Conan

© Conan

Zao Wou-ki (1921-2013)
17-4-69, 1969, huile sur toile, 46 x 54 cm
Vente du 17 décembre, Conan Auction, Lyon

Installé à Paris à partir de 1948, Zao Wou-Ki n’a de cesse, comme il le décrira lui-même, d’explorer les rapports entre son intériorité et un “univers plus large (…) où circulent l’air, le souffle du vent”. Ce lien, il l’exprime notamment dans les contrastes entre les pleins et les vides. Les vides, en réalité les fonds, sont sans limite et s’opposent au rythme dense d’une activité tellurique qui occupe la surface de manière abstraite. On y retrouve ainsi les traces d’une peinture traditionnelle chinoise mêlée aux influences des artistes américains tels Sam Francis et Joan Mitchell, également expatriés à Paris et que fréquentait Wou-Ki à cette époque. C’est d’ailleurs à partir des années 1960 que le peintre nomme ses toiles par leur date, de sorte que chacun puisse titrer lui-même l’œuvre d’après son rapport à elle et, par extension, d’après son propre rapport au monde.

1 023 400 €

© Gicquello & Associés

© Gicquello & Associés

Égypte, époque saïte, probablement XXVIe dynastie, 664-525 av. J.-C.
Statue de chat assis représentant la déesse Bastet, bronze et électrum 
Vente du 13 décembre, Gicquello & Associés, Paris

Quelle élégance se dégageait de cette sculpture féline datée de l’époque saïte ! C’est à partir du Moyen Empire que le chat est de plus en plus représenté dans l’Égypte antique, que ce soit sur le mobilier funéraire ou sur les fresques. Cette chatte représente en réalité la déesse Bastet, divinité protectrice du pharaon, mais également du foyer, de la prospérité et de la fertilité. Tant de domaines sacrés qui valurent aux chats de l’époque l’honneur d’être momifiés. Leurs propriétaires devaient d’ailleurs porter le deuil après leur mort. Cette sculpture, d’une exceptionnelle dimension (27,8 centimètres), présentait surtout des yeux incrustés d’électrum, qui produisent un regard d’une rare intensité. On connaît très peu d’œuvres équivalentes, hormis celles conservées au Louvre ou au British Museum. Le pedigree de celle-ci, accompagnée de son certificat par Charles Ratton, n’a pas laissé pas les enchérisseurs indifférents.

René Magritte, Le Bain de cristal, 1946

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