• HLCÉ

Marjorie Merriweather Post, une collectionneuse royale

News Gotha

Rédaction Eventail

18 August 2017

© Droits réservés

Marjorie Merryweather Post fut l'une des plus riches héritières que l'Amérique ait connue.

Propriétaire de General Foods, elle utilisa une grande partie de sa fortune pour acheter des objets d'art de la Russie pré-révolutionnaire mais aussi de fantastiques bijoux dont certains de provenance royale. Une exposition et un livre viennent célébrer cette dilection, une façon aussi de découvrir l'écrin fabuleux de cette philanthrope qui menait grand train.

 
© Droits réservés 

Ne fut-elle pas à l'origine de Mar-a-Lago, cette immense villa de Palm Beach où réside aujourd'hui un certain Donald Trump. Si elle finança la construction d'un hôpital en France durant la Première guerre mondiale, fait pour lequel elle reçut la Légion d'Honneur, elle fut aussi l'épouse du deuxième ambassadeur que les États-Unis envoyèrent en Russie sous Staline. C'est à cette époque qu'elle acheta sans compter quantité de trésors associés aux Romanov. Portraits, argenterie, médailles et nombre d'objets signés Fabergé prirent ainsi le chemin de Washington. Aujourd'hui, ils sont exposés au Hillwood Museum. Et parmi eux une précieuse couronne utilisée par les mariées de la dynastie impériale russe et réalisée à l'aide de sections d'une ceinture endiamantée.

 
© Droits réservés 

À n'en point douter, ce joyau, coiffé par tant de grandes-duchesses constituent l'un des clous de la collection qui compte également des pendants d'oreilles qu'auraient portés Marie-Antoinette et qui appartenaient aux princes Youssoupov, et des émeraudes associées à l'empereur Maximilien, dramatiquement fusillé à Querétaro, au Mexique, en 1867. Toutefois, d'autres pièces aujourd'hui exposées en permanence au Smithsonian Museum, à Washington, retiendront aussi l'attention. Il s'agit de deux bijoux procédant de l'écrin de l'impératrice Marie-Louise, seconde épouse de Napoléon. Tout d'abord, le somptueux collier de diamants que l'Empereur lui offrit à l'occasion de la naissance du Roi de Rome en 1811.

 
 © Droits réservés

La rivière ornée de pendants échut à l'archiduchesse Sophie, mère de l'empereur François-Joseph. Il passa ensuite à sa bru l'archiduchesse Marie-Thérèse qui le donna à sa fille Elisabeth, princesse de Liechtenstein, après avoir vainement tenté de le vendre aux États-Unis. Le joyau fut finalement acquis par un marchand américain puis par la richissime Marjorie. Ensuite, le deuxième bijou n'est autre que le diadème de la parure d'émeraudes créée par le joaillier Nitot pour l'impératrice. Hérité par des cousins de la maison de Habsbourg-Toscane, il fut négocié par la maison Van Cleef and Arpels qui le dépouilla de ses émeraudes, les remplaça par des turquoises et le proposa à Mrs Merriweather Post. Si l'on ajoute des pièces signées des plus grands noms, on réalise l'importance de cet exceptionnel ensemble, patiemment formé au fil des ans.

 
Le livre © Droits réservés 

Dans la Cour des Grands - Norvège : l’annus horribilis

Chroniques royales

De mémoire de « royal watcher », je ne me souviens plus avoir tant retenu mon souffle pour une monarchie européenne. La Norvège, ce pays si lumineux, si magique, si paisible d’ordinaire. Et qui ploie littéralement sous les annonces noires ces derniers temps. Rien ne va plus dans ce pays où, il y a peu encore, les habitants se déclaraient « les plus heureux au monde ».

BEL Prizes

Vie mondaine

La quatrième édition des BEL Prizes a célébré l’excellence bruxelloise le 13 novembre dernier à Autoworld Brussels, où plus de 450 invités se sont réunis pour mettre à l’honneur les talents qui dynamisent l’entrepreneuriat bruxellois d’aujourd’hui et de demain. Au programme de la soirée : la remise des prix et l’inauguration de l’exposition When expertise meets art II. © Antoine Rassart

13/11/2025

Publicité

Dans la Cour des Grands - Norvège : l’annus horribilis

Chroniques royales

De mémoire de « royal watcher », je ne me souviens plus avoir tant retenu mon souffle pour une monarchie européenne. La Norvège, ce pays si lumineux, si magique, si paisible d’ordinaire. Et qui ploie littéralement sous les annonces noires ces derniers temps. Rien ne va plus dans ce pays où, il y a peu encore, les habitants se déclaraient « les plus heureux au monde ».

Tous les articles

Publicité

Tous les articles