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Le gotha, façon Guillaume Pelloux

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Christophe Vachaudez

11 April 2018

© Guillaume Pelloux

Ludique et inventif, le collage devient un art quand il est pratiqué avec une telle inclination. Et de fait, Guillaume Pelloux a intégré la sphère discrète des artistes collagistes depuis longtemps, maniant avec une rare adresse cutters et ciseaux pour ressusciter des mondes figés, insuffler une vie nouvelle aux portraits et aux natures mortes de nos livres d'histoire.

Passionné par le gotha, c'est tout naturellement qu'il s'est tourné vers quelques personnages emblématiques des annales royales, revisitant les attributs de leur rang avec respect et humour. Et les princesses et impératrices choisies de réapparaître embijoutées, recoiffées, habillées de pied en cap, posant seules, en majesté, ou auréolées de myriades d'objets !

 
© Guillaume Pelloux

Et la Belgique ne fait pas exception puisque le comte de Flandres, l'impératrice Charlotte et la reine Astrid font désormais partie de ce panthéon iconique, au même titre que l'impératrice Ci-Xi, figure hiératique dont les kimonos fleurissent soudain grâce au Sieur Pelloux. La princesse Marina de Kent, symbole du chic intemporel, l'ineffable comtesse de Paris, tellement regrettée, la reine Elizabeth II traversant son règne ou l'impératrice Farah, infiniment élégante. Mais le parcours de Guillaume ne se résume point aux têtes couronnées puisque l'architecture a aussi ses faveurs. Il s'est d'ailleurs essayé à l'art du découpage en destructurant des voûtes gothiques, en recréant des villes imaginaires où les monuments d'anthologie se juxtaposent à en donner le tournis.

 
© Guillaume Pelloux

Renouant avec cabinets de curiosité, il a aussi travaillé le volume en concevant des caissons où des perspectives d'intérieurs ornementés nous replongent dans les châteaux louisquatorziens. Dans ses faces cachées, des paysages dissimulent les regards féminins, suggérant des échappées, des rêves à accomplir. Plus récemment, ses anatomies de la nature révèlent une imagination plus débridées encore, quand des gravures d'expéditions passées se colorent d'éléments du corps humains.

 
 © Guillaume Pelloux

Et alors que des colonnes vertébrales deviennent les troncs de palmiers ondulants, des nez et des oreilles espionnent les aventuriers sillonnant des massifs montagneux...un imaginaire que se plait à explorer Guillaume Pelloux qui confie : "J'ai toujours été fasciné par les images, par ce qu'elles véhiculent de symboles, messages et d'histoire. Grand collecteur de photos et de livres anciens en tous genres, j'extraie toute cette matière première et grâce au collage, je détourne ces images sorties de leur contexte, et crée de nouvelles histoires, je revisite le passé en le connectant au présent. J'invente une réalité détournée avec mes propres émotions".

Les diadèmes d’Amalia

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Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

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L’hommage à la duchesse d’Albe

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C’est en présence de nombreux membres de la famille de la défunte que le roi Felipe VI d’Espagne a inauguré une exposition consacrée à Cayetana, 18e duchesse d’Albe. Sa fille Eugenia Martinez de Irujo, duchesse de Montoro, et Cristina Carrillo de Albornoz, une lointaine parente de la reine Fabiola, ont étroitement collaboré pour construirez cet hommage autour d’un personnage atypique et sans doute unique au sein de l’aristocratie espagnole. Sévillane de cœur, elle a laissé un souvenir intense dans la cité andalouse où elle était éminemment accessible, se plaisant à converser avec chacun. Il était donc tout naturel que le Palais de Las Dueñas, l’une des résidences de la Maison d’Albe, serve de cadre à cet événement qui célèbre une âme originale qui aurait eu 100 ans !

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