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Sous le signe des cinq ans de règne

News Gotha

Christophe Vachaudez

23 July 2018

© Philip Reynaers/Photo News

Cette édition de la Fête nationale fut marquée par les cinq ans de règne du roi Philippe qui furent évoqués en filigranes tout au long de ces deux journées de réjouissances.

La veille, les souverains inaugurèrent l'exposition d'été proposée au palais royal. En partie consacrée au roi Baudouin dont on commémore cette année les 25 ans de la mort, elle comporte deux portraits à l'huile signés du Roi lui-même qui, comme on le sait était très attaché à son oncle. On notera également la présence de deux nouveaux portraits de Philippe et Mathilde, peints en pied, d'une facture plutôt mièvre. Á leur époque, Albert et Paola avait opté pour des portraits photographiques plus contemporains du photographe belge Dirk Braeckman.

© Philip Reynaers/Photo News 

Fin de journée musicale pour les monarques qui assistèrent à la fois à une partie du concert donné à l'occasion du bal national de la Place du jeu de Balle et à un concert offert par le Concours Reine Elisabeth au palais des Beaux-Arts, en présence de la princesse Astrid et de son époux l'archiduc Lorenz. Le 21 juillet, ces derniers assistèrent à un Te Deum en province de Liège alors que le prince Laurent et la princesse Claire représentaient le Roi au Te Deum de la cathédrale Saint-Bavon à Gand. Pendant ce temps, Philippe, Mathilde, en rouge vif, Elisabeth, resplendissante en robe noire fleurie, Emmanuel, Gabriel et Éléonore, en jaune canari, rejoignaient la cathédrale des Saints-Michel et Gudule pour un Te Deum national, prélude à la parade de 15h, apogée de la journée.

© Christophe Licoppe/Photo News 

Cette année, la garde royale fêtait ses 80 ans et elle a défilé sur la place des palais devant les tribunes où avaient pris place le gouvernement, des représentants des institutions nationales et régionales mais aussi la princesse Astrid, le prince Lorenz, le prince Laurent et la princesse Claire. Point de drache mais bien un soleil idéal pour ce cru 2018, ce qui permit aux avions d'assurer le spectacle sans encombres. Près de 27 avions et trois hélicoptères fendirent les cieux bruxellois dont une escadrille aérienne qui forma par-dessus la capitale le chiffre 5, bien symbolique pour le Roi. Événement inattendu, l'interprétation par Ozark Henry d'une chanson rendant hommage aux soldats de la grande guerre. On a en effet célébré le centenaire de la fin du conflit en 2018.

© Philip Reynaers/Photo News 

Le public nombreux fut témoin des gestes belliqueux du contingent de guerriers néo-zélandais qui défilait à la suite de militaires australiens et canadiens, instrumentaux dans la lute contre l'ennemi lors des guerres passées. Seule la protection civile avait boycotté l'événement, préoccupée par la restructuration dont elle fait l'objet. Le soir, les souverains parcoururent le parc royal à la rencontre des Belges venus profiter des attractions dans une ambiance bon-enfant.

 
© Philip Reynaers/Photo News
 

Le seul bémol de ce jour réussi, fut l'annonce faire par le prince Laurent d'attaquer l'État qui lui a raboté sa dotation. Comme l'a justement fait remarquer le professeur Vincent Dujardin, une dotation est accordée à un prince ou une princesse afin qu'il puisse aider le souverain dans son rôle de représentation, un détail que le frère du Roi a depuis trop longtemps oublié !

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