• HLCÉ

Berlinale 202 : Hillary Clinton à Berlin !

berlinale2020

Rédaction Eventail

25 February 2020

© DR/Berlinale

[caption id="attachment_23441" align="alignnone" width=""]Hillary Clinton sur le tapis bleu de le Berlinale pour la présentation du documentaire Hillary de Nanette Burstein[/caption]Grand émoi sur la Potsdamer Platz : on annonçait hier l'arrivée d'Hillary Clinton, l'ex-première dame des Etats-Unis ayant accepté – faveur assez rare – de se déplacer à Berlin pour présenter le film qui lui est consacré, et pour répondre aux questions des journalistes.

Projeté dans la série « Berlinale Special », Hillary est un documentaire de 252 minutes réalisé par Nanette Burstein, une New-Yorkaise spécialisée dans les biopics. La curiosité est d'autant plus intense qu'on a parlé récemment d'une implication plus intense de Madame Clinton dans la campagne présidentielle qui vient de démarrer (certains lui prêtent l'intention de soutenir Bernie Sanders, qui fut son rival en 2016 dans le camp démocrate).

Comme on peut aisément l'imaginer, celle qui fut naguère Secrétaire d'Etat n'aurait jamais consenti à patronner ce film si elle avait le sentiment qu'on y parle d'elle d'une façon défavorable. Ne vous attendez donc pas à des révélations explosives ou à des invectives à l'adresse de tel ou tel opposant politique. Nanette Burstein n'a pas choisi une narration de type chronolgique. Elle insère dans son récit des moments pris sur le vif au cours de la campagne présidentielle, tout en évoquant la carrière de l'étudiante surdouée Hillary Rodham, qui n'allait pas tarder à retenir l'attention d'un certain Bill, futur gouverneur de l'Arkansas. Inutile de dire qu'on ne s'attarde guère ici sur les escapades conjugales du jovial joueur de saxophone, ni sur certains épisodes fâcheux de la campagne présidentielle d'Hillary (sa collaboratrice principale, Huma Abedin, était mariée au politicien new-yorkais Anthony Weiner qui s'est fait pincer à plusieurs reprises pour avoir envoyé des sextos à diverses jeunes femmes.

Hillary Clinton, et Bill Clinton dans le documentaire Hillary de Nanette Burstein présenté au festival du film indépendant de Berlin la Berlinale
© William J. Clinton Presidential Library

Le couple a dû se séparer en août 2016). Au total, on retient du film de Nanette Burstein une image plutôt positive de l'ex-first lady : une intellectuelle brillante, énergique, volontaire, mais aussi une personne terriblement contrôlée qui ne baisse jamais vraiment la garde. Vu sa longueur (4 heures 15), il est évident que ce documentaire n'est pas destiné à passer dans les salles de cinéma. Il sera diffusé par des chaînes de télévision comme une mini-série, et je viens d'apprendre qu'il a été acheté pour la Belgique par la VRT.

Jusqu'à présent, le cinéma asiatique n'avait eu qu'une présence discrète dans cette 70e édition de la Berlinale. Mais j'observe avec un vif plaisir que les choses changent à partir de ce mardi. Le Coréen Hong Sangsoo présente ce matin son 24e film, The Woman Who Ran (La Femme qui courait), annoncé comme un petit bijou par quelques uns de mes amis qui l'ont vu en projection privée avant le Festival. Et je m'enchante à l'idée du retour à Berlin, après quelques années d'absence, du génial Taïwanais (né en Malaisie) Tsai Ming-Liang, dont nous verrons jeudi Rizi (en anglais : Days). Le soleil se lève toujours à l'Est !

Affordable Art Fair Brussels : L’art contemporain pour tous !

Foires & Expositions

L’Affordable Art Fair Brussels, événement incontournable du calendrier culturel bruxellois, revient à Tour & Taxis du mercredi 4 au dimanche 8 février 2026.

Déjeuner avec Georges-Louis Bouchez

Vie mondaine

Dans le cadre des conférences de L’éventail, Georges-Louis Bouchez s’est déplacé au Cercle Royal Gaulois Artistique & Littéraire pour partager sa vision, ses convictions et ses analyses sur les enjeux politiques et sociétaux actuels de notre pays. © Violaine le Hardÿ de Beaulieu

02/12/2025

Publicité

« L’agent secret », un anti-héros au Brésil

Cinéma

Dans son dernier film, « L’agent secret », Kleber Mendonça Filho suit un universitaire veuf sous la dictature brésilienne. Le réalisateur tisse un florilège d’intrigues mystérieuses où l’humour noir côtoie la violence urbaine. Un film, long, ample, sinueux, teinté de surprises hallucinantes, drolatiques, choquantes. Kleber Mendonça Filho traque son anti-héros, mêle les moments d’un passé douloureux toujours vivace et ceux d’un présent jamais serein, toujours (un peu) sur le qui-vive. Rencontre avec le cinéaste brésilien au Festival de Cannes*.

Tous les articles

Publicité

Tous les articles