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Dans la Cour des Grands : Les Belges à la conquête de la Grèce !

Dans la Cour des GrandsGothaMaison de Saxe-CobourgThomas de Bergeyck

Thomas de Bergeyck

11 May 2022

Philippe et Mathilde de Belgique visitent un musée à Athène

C’est un déplacement qui, sur papier, ne payait pas de mine : une visite d’état de trois jours, tout ce qu’il y a de plus officiel, avec un nombre très limité de rencontres. Parmi les journalistes au départ : un enthousiasme, disons, retenu. Je fus de la partie durant trois jours, du 2 au 4 mai, afin de couvrir l’événement pour la radio, la télévision et le site web d’RTL info. Et pour la déception, on repassera. Car ce voyage fut une grande réussite. D’abord par le symbole : c’est la première visite d’état de l’après-crise sanitaire. Un covid qui, relevons-le, n’a pas épargné la première d’entre toutes : notre reine, rétablie quelques jours à peine avant le grand départ. Symbolique aussi car, enfin, la Belgique reprend son bâton de pèlerin pour faire briller le talent belge extra muros.

Pourquoi la Grèce ? Pour saluer ses efforts de reconstruction après une crise financière qui a mis le pays sous Baxter européen. Qui a ensuite affronté une crise climatique, puis sanitaire relevée avec brio même si la prudence reste de mise, le masque est obligatoire quasiment partout. Aujourd’hui, les Grecs font encore face à un chômage élevé et une productivité trop faible. Mais ils sortent la tête de l’eau. Autres points communs : nous avons chacun 11 millions d’habitants, un même système démocratique et une indépendance conquise au même moment, en 1830. À une différence près : les Hellènes n’ont plus de roi depuis 1973 et le renversement de Constantin par la Dictature des Colonels. Et là-bas, on sent comme un fond de nostalgie d’un prestige perdu, celui de la couronne. Car oui, plus que tout autre, le pouvoir d’une présence royale n’a aucun équivalent. Quand le roi est là, toutes les portes s’ouvrent. Lorsque son épouse est du voyage, c’est le glamour qui s’invite à la table officielle. Des activités sociales peuvent être organisées et des rencontres plus intimes, plus humaines. Un couple royal, c’est un sésame précieux pour nos chefs d’entreprise en quête de nouveaux contrats. Il rend tout simplement une foule de rencontres possibles.

Le roi et la reine des Belges en Grèce

© Olivier Matthys/Pool/Photo News

Mais ne nous leurrons pas : le contexte mondial reste extrêmement fragile. Le Roi a pu nous le confier durant un moment plus informel avant le vol retour : la guerre en Ukraine reste l’une de ses principales préoccupations. Mais il faut continuer à défendre notre royaume, grand par sa force d’influence. « Défendons notre pays, sinon personne ne le fera pour nous », nous a confié en substance le chef de l’état.

Les souverains belges en visite dans le Péloponnèse

© Didier Lebrun/Photonews

Cette semaine, la surprise grecque est venue surtout du monde académique : ils sont des dizaines d’étudiants belges, chaque année, à se rendre en Grèce pour opérer des fouilles et mieux comprendre l’histoire, entre autres sur le site du premier théâtre de l’antiquité grecque à Thorikos. L’Ecole belge d’Athènes est à ce titre pionnière avec ses géo radars qui permettent de fouiller les sols sans même retourner la terre. Ou encore les techniques ADN qui permettent de remonter les fratries et leurs régions d’origine sur base d’un simple ossement d’oreille.

Je suis rentré plein de fierté de ce voyage qui a ouvert le champ des possibles, et permis de démontrer, comme me l’avait dit une marollienne à l’accent bruxellois, un soir de fête nationale : « la Belgique est un petit pays … mais c’est un grand pays ! »

Von Wolfe The Garden Fortress

Arts & Culture

The Garden Fortress explore le dialogue entre peinture à l’huile et intelligence artificielle dans le travail de Von Wolfe, mêlant références à l’histoire de l’art, images générées et geste pictural.

Taiwan

Du 15/11/2025 au 19/04/2026

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Les amoureux du gotha

Chroniques royales

Impossible de rater la saint-Valentin, rappelée à grands renforts de cœurs et de slogans accrocheurs. La tradition qui ne date pas d’hier serait née au cœur de l’Angleterre médiévale, toujours catholique au XIVe siècle. On pensait que les oiseaux commençaient à roucouler et penser aux amours le 14 février, jour de la Saint-Valentin. C’est le pape Alexandre VI qui désignera l’intéressé comme le patron des amoureux. La coutume traverse les siècles et se répand sur tout le Vieux Continent, aussi bien au sein de l’aristocratie que dans les couches populaires. Les Valentins et les Valentines fleurissent dans toute l’Europe s’échangeant bons vœux et billets doux. Au XXe siècle, elle devient une fête laïque qui permet, tout un symbole, de célébrer l’amour. Et le gotha souscrit volontiers à la règle.

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