Inscrivez-vous à notre newsletter

Thomas de Bergeyck

11 May 2022

Philippe et Mathilde de Belgique visitent un musée à Athène

Pourquoi la Grèce ? Pour saluer ses efforts de reconstruction après une crise financière qui a mis le pays sous Baxter européen. Qui a ensuite affronté une crise climatique, puis sanitaire relevée avec brio même si la prudence reste de mise, le masque est obligatoire quasiment partout. Aujourd’hui, les Grecs font encore face à un chômage élevé et une productivité trop faible. Mais ils sortent la tête de l’eau. Autres points communs : nous avons chacun 11 millions d’habitants, un même système démocratique et une indépendance conquise au même moment, en 1830. À une différence près : les Hellènes n’ont plus de roi depuis 1973 et le renversement de Constantin par la Dictature des Colonels. Et là-bas, on sent comme un fond de nostalgie d’un prestige perdu, celui de la couronne. Car oui, plus que tout autre, le pouvoir d’une présence royale n’a aucun équivalent. Quand le roi est là, toutes les portes s’ouvrent. Lorsque son épouse est du voyage, c’est le glamour qui s’invite à la table officielle. Des activités sociales peuvent être organisées et des rencontres plus intimes, plus humaines. Un couple royal, c’est un sésame précieux pour nos chefs d’entreprise en quête de nouveaux contrats. Il rend tout simplement une foule de rencontres possibles.

Le roi et la reine des Belges en Grèce

© Olivier Matthys/Pool/Photo News

Mais ne nous leurrons pas : le contexte mondial reste extrêmement fragile. Le Roi a pu nous le confier durant un moment plus informel avant le vol retour : la guerre en Ukraine reste l’une de ses principales préoccupations. Mais il faut continuer à défendre notre royaume, grand par sa force d’influence. « Défendons notre pays, sinon personne ne le fera pour nous », nous a confié en substance le chef de l’état.

Les souverains belges en visite dans le Péloponnèse

© Didier Lebrun/Photonews

Cette semaine, la surprise grecque est venue surtout du monde académique : ils sont des dizaines d’étudiants belges, chaque année, à se rendre en Grèce pour opérer des fouilles et mieux comprendre l’histoire, entre autres sur le site du premier théâtre de l’antiquité grecque à Thorikos. L’Ecole belge d’Athènes est à ce titre pionnière avec ses géo radars qui permettent de fouiller les sols sans même retourner la terre. Ou encore les techniques ADN qui permettent de remonter les fratries et leurs régions d’origine sur base d’un simple ossement d’oreille.

Je suis rentré plein de fierté de ce voyage qui a ouvert le champ des possibles, et permis de démontrer, comme me l’avait dit une marollienne à l’accent bruxellois, un soir de fête nationale : « la Belgique est un petit pays … mais c’est un grand pays ! »

Publicité

Tous les articles

Publicité