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Disparition de la duchesse d'Albe

Rédaction Eventail

27 November 2014

© Cayetana

[caption id="attachment_14528" align="alignnone" width=""]La duchesse d'Albe[/caption]C'est sous des applaudissements nourris que le corbillard transportant le cercueil de la duchesse d'Albe est arrivé à la cathédrale de Séville pour une messe d'adieu en présence de l'infante Elena qui représentait son frère le roi Felipe VI.

Certains se sont étonnés de ne pas avoir vu Juan-Carlos, Sofia ou Letizia qui n'avaient rien à leur agenda mais les Andalous furent magnanimes. Ils furent près de 80 000 à défiler pour rendre hommage à leur Duchesse qui, la plupart du temps, résidait dans son palais sévillan de Las Dueñas, réputé pour disposer de douze patios. La femme la plus titrée d'Espagne qui affichait pas moins de quatorze grandesses et une flopée de duchés et de marquisats sut pourtant rester très accessible et proche des gens, vivant de façon originale sans trop s'occuper du qu'en dira-t-on. Elle aimait les corridas, le flamenco et les voyages, sillonnant l'Espagne entre ses demeures de San Sebastian, Salamanque, Madrid et Ibiza.

 La duchesse d'Albe entourée de ses enfants; sa fille, la duchesse de Montoro et son fils, le comte de Salvatierra mais aussi du prince Charles et de Camilla © Droits réservés

A la tête d'une fortune considérable composée de terres mais aussi d'oeuvres d'art uniques, Cayetana Fitz-James Stuart y Silva descendait en ligne directe du roi Jacques II d'Écosse. Elle côtoya les grands de ce monde, de Jackie Kennedy à l'empereur Akihito du Japon, un pays qu'elle adorait, du prince Charles à Winston Churchill durant son exil en Grande-Bretagne. Les espagnols pardonnaient tout à cette dame au grand coeur, ses frasques amoureuses avec un torero, ses multiples opérations esthétiques qui ne laissaient pas de surprendre, ou son récent remariage avec un homme de 24 ans son cadet ! La duchesse d'Albe a été incinérée et son urne repose dans l'église du Christ des Gitans à Séville.

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Les diadèmes d’Amalia

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Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

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