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Dans la Cour des Grands : La saison des amours …

Dans la Cour des Grands

Thomas de Bergeyck

04 April 2024

Les arbres bourgeonnent, le gazon perce la terre, les oiseaux vocalisent jusqu’en soirée : pas de doute : c’est le printemps ! Et nos altesses n’échappent pas à cette joyeuse renaissance : Aymeric, Elisabeth, Charlotte. Ils flânent. Profitent. Embrassent. Aiment. Et nous, on partage leur belle allégresse.

Il est vrai que les dernières semaines sur la planète gotha n’ont pas été si légères : le cancer de la princesse Catherine et celui du Roi, annoncé un peu plus tôt ont posé comme un voile sombre sur une monarchie qui avait plutôt repris des couleurs, après le départ de la doyenne. Nous avons tremblé pour ces altesses en première ligne de la plus noble et la plus prestigieuse des dynasties d’Europe. Leurs maux nous ont rappelé les nôtres. Ce crabe qui a forcément touché certains d’entre nous, dans notre chair ou parmi nos proches est revenu nous hanter, raviver des peurs par projection.

Et puis, ces derniers jours, il y a eu le côté pile. Parce que la vie des membres du gotha est faite de cela, de pleurs et de sourires, nous avons vibré pour leurs amours révélées dans les pages people et même tout à fait rangées de notre presse quotidienne.

Celle du nord en premier lieu. Avouons-le avec délice, nous avons aimé découvrir le « potentiel » petit ami de notre future reine, qui partage avec elle son quotidien à Oxford. Nicholas Dodd, dont le nom roturier rassure sur ses libres choix. Comme fut Claire Coombs pour Laurent, ou Mathilde d’Udekem pour Philippe. Nous nous sommes tous dit : elle est normale, elle est comme toutes les jeunes filles de son temps. Elle est amoureuse. Une vie privée bien ancrée. Loin des contingences qui l’attendent. Pareil pour son cousin Aymeric qui, lui, a fait le choix de révéler sur son compte Instagram public sa romance avec Gersende, une jeune bruxelloise très présente à Paris selon le Laatste Nieuws. Le prince le plus courtisé du royaume a donc joué la transparence. Sa belle ne manquait d’ailleurs pas de mots tendres pour lui, sous la publication : « Mon amour », « Quel homme », « Magnifique ». La vrai vie quoi ! On apprend même que ces deux-là avaient rompu durant plusieurs mois avant de se rabibocher. Bref, ce prince est aussi un jeune homme qui sait que rien n’est gagné et qui a tout fait, avec Gersende, pour se donner une nouvelle chance.

Le prince Aymeric (à droite), ici accompagné de son frère le prince Nicolas (à gauche), a récemment publié publiquement quelques indices sur sa situation amoureuse récente © Bert Van Den Broucke/Photonews

Et que dire de Charlotte, dont je vous racontais les soubresauts de son mariage il y a deux mois à peine, narrant par le menu son divorce en cours avec Dimitri Rassam après 5 ans de mariage et 8 ans de relation ? Eh bien la douceur du printemps a eu raison de ses larmes : Mlle Casiraghi-Rassam a rencontré un écrivain, Goncourt 2018, ce qui le rend certainement plus désirable encore : Nicolas Mathieu, aperçu avec elle à la terrasse d’un café de Paris. Le scoop de Paris-Match nous apprend que les tourtereaux se sont rencontrés il y a un an déjà. Et que c’est l’amour partagé des belles lettres qui les a réunis. On sait la jeune monégasque férue de littérature et de philosophie. Il lui fallait quelqu’un avec un parcours, une renommée et un charisme suffisant pour supporter les paillettes du minuscule rocher. Ce qui semble être le cas. Mais pas question de lui mettre déjà le mocassin à l’étrier : la fille de Caroline assure ses « obligations » en solo : pas de Goncourt aperçu au Bal de la Rose, ni même à la messe de Pâques ou la vraie vedette de la cérémonie fut son fils aîné, Raphaël Elmaleh, enfant de chœur apportant les fioles pour la Consécration.

Nicolas Mathieu, prix Goncourt 2018 et nouveau "Jules" de Charlotte Casiraghi © Photo News

C’est vrai, pour vivre heureux, vivons cachés. Mais lorsque se lève le voile, qu’il soit forcé ou consenti, savourons notre plaisir. Sans culpabilité. Il en va ainsi de la presse depuis des lustres. Surtout, souhaitons à nos altesses un bonheur sans limites en cet avril d’éclosions !

Photo de couverture : © Olivier Matthys/Pool/Photo News

Les diadèmes d’Amalia

Chroniques royales

Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

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Les amoureux du gotha

Chroniques royales

Impossible de rater la saint-Valentin, rappelée à grands renforts de cœurs et de slogans accrocheurs. La tradition qui ne date pas d’hier serait née au cœur de l’Angleterre médiévale, toujours catholique au XIVe siècle. On pensait que les oiseaux commençaient à roucouler et penser aux amours le 14 février, jour de la Saint-Valentin. C’est le pape Alexandre VI qui désignera l’intéressé comme le patron des amoureux. La coutume traverse les siècles et se répand sur tout le Vieux Continent, aussi bien au sein de l’aristocratie que dans les couches populaires. Les Valentins et les Valentines fleurissent dans toute l’Europe s’échangeant bons vœux et billets doux. Au XXe siècle, elle devient une fête laïque qui permet, tout un symbole, de célébrer l’amour. Et le gotha souscrit volontiers à la règle.

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Course relais Move2Impact

Vie mondaine

En février dernier a eu lieu, à Tour & Taxis, la première course relais Move2Impact. Cet événement inédit, destiné à collecter des fonds pour le monde associatif, s’est déroulé en présence de son Altesse Royale la princesse Claire, vice-présidente d’honneur de la Fondation Reine Paola, qui agit en faveur de l’intégration des jeunes précarisés en Belgique. Move2Impact est une initiative de Sport2Be qui a pour objectif de faciliter l’insertion socio-professionnelle des jeunes en difficulté à travers le sport. © Nicolas Coulon, Crolle Agency

11/02/2026

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