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Dans la Cour des Grands : Un état de grâce … royal ! 

Dans la Cour des Grands

Thomas de Bergeyck

07 August 2024

L’été aurait-il -enfin- posé ses valises ? Certes, il ne joue pas encore l’invité d’honneur mais cherche fougueusement à se frayer un chemin dans nos vies. Il en va de même pour nos « gotha people ». À leur tour, ils marquent un break pour poser leurs couronnes.

En cet auguste mois d’aout, serait-on en train de vivre un vrai moment de plénitude ? Mon âme de royal watcher n’a jamais été aussi sereine à l’observation des vies des uns et des autres. Moi qui suit comme le lait sur le feu les allées et venues de nos altesses, jour après jour, je me surprends à poser la plume, songeant aux joies simples qu’elles semblent vivre. Et cela fait du bien. Il y a comme un plaisir innocent à les voir ces derniers jours. En témoignent ces Jeux olympiques qui avaient des airs de mariage royal le soir de l’Ouverture. Avez-vous vu ce si sympathique couple grand-ducal rire de leur sort, caché sous une couverture en plastique pour s’abriter de la pluie ? Plus besoin de veiller au chignon, c’est plutôt le grain qui a pris le dessus. Henri et Maria-Térésa ont d’ailleurs publié ces clichés pour partager, en fait, leur amusement de la situation. Pareil pour les néerlandais, venus en famille supporter leurs champions. Le roi Willem-Alexander, en polo blanc, extrêmement détendu, avait oublié le solennel pour profiter de l’instant présent. Comme si la couronne d’Orange n’était plus. Quel bien cela fait d’observer ce doux ballet ! On peut d’ailleurs en dire autant du roi Felipe et de la reine Letizia, qui avaient, à Paris, tout oublié du protocole en jouant les groupies auprès d’un Nadal impérial !

© Orange Pictures/Photo News

L’état de grâce semble toucher également nos souverains. On l’a constaté encore le 21 juillet dernier, au cours d’un défilé parfait en tous points de vue. Leur fille, future reine des Belges offre à ce pays un visage d’une grande maturité, tout en distinction. Elle l’a d’ailleurs obtenue à Oxford au terme de son cursus en Histoire et Politique. Elisabeth entame désormais sa seconde vie à Harvard, du côté de Boston. Cette jeune fille se prépare à régner, à son rythme, sans fausses notes et on l’espère en préservant au mieux sa vie privée. Au cours de la Fête nationale, chacun a brillé à sa façon. Surtout Delphine, qui a fait de sa tenue surprise sa marque de fabrique annuelle. Une fois encore, elle a surpris avec ce message pas tant caché que cela à son père. Ce papillon, rappelant le surnom qu’elle lui donnait durant son enfance.

La princesse Delphine lors du défilé de la fête nationale © SplashNews.com/Photo News

La princesse Elisabeth lors de sa remise de diplôme © David Hartley/Shutterstock

De mon poste d’observation, je pousse les jumelles jusqu’en Scandinavie où un jeune garçon assure la Régence du trône : le prince Christian a « joué au souverain » durant une semaine, en l’absence de ses parents et de sa grand-mère, partis à l’étranger. Quelle belle occasion de se frotter au job. Et que dire du Royaume-Uni ? On n’avait jamais autant vu le roi Charles III ces derniers jours. Il n’a rien perdu de son sourire, de son entregent durant les bains de foule. Il occupe le terrain, joue ce rôle qu’il tient si bien et nous ferait presque oublier que le souverain est en traitement d’un cancer.

Le roi Charles III visitant une réserve naturelle en Écosse à la fin du mois de juillet © I-Images/Polaris/Picture Agency

Alors peut-être, à la lecture de ces quelques lignes vous direz-vous que je suis un doux rêveur. Un flâneur, cherchant le positif à travers tout. Je vous réponds oui, sans hésitation. Car en ce mois d’août, j’ai envie de croire à l’état de grâce. Il colore en rose notre quotidien et même si ce n’est qu’une parenthèse enchantée, elle aura au moins eu le mérite d’exister.

Je vous souhaite une belle fin d’été et de douces parenthèses enchantées.

© Niviere David/ABACAPRESS.COM/Shutterstock

Montpellier - Sète : la ligne claire occitane

Foires & Expositions

Deux villes d’Occitanie s’offrent à vous en ce nouveau printemps. Montpellier d’abord, baignée d’une lumière directe. Puis la route descend vers Sète, où l’air se fait plus doux, le bleu plus intense. À Sète, il se reflète dans les vitrines et glisse entre les canaux. C’est dans ce décor fait de ciel, d’eau et de lumière, que quatre expositions d’art contemporain s’enchaînent naturellement, destinations d’un week-end.

Wolfgang Nestler Werdeformen

Arts & Culture

Depuis les années 1960, Wolfgang Nestler déploie une œuvre où matière, mouvement et espace dialoguent dans des formes ouvertes, invitant le regard à saisir l’énergie et les équilibres instables du processus.

Belgique, Eupen

Du 10/03/2026 au 07/06/2026

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Les diadèmes d’Amalia

Chroniques royales

Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

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