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Neumeister : vente princière à Munich

JoaillerieNews GothaVente aux enchères

Martin Boonen

19 March 2025

La maison de ventes munichoise Neumeister poursuit la dispersion des collections et souvenirs du duc Alexandre de Wurtemberg. Issu d’une branche cadette de la maison royale, il est le fils du duc Albrecht et de la princesse Nadejda de Bulgarie, ce qui explique les nombreux objets liés aux Orléans et aux Saxe-Cobourg-Gotha puisque cette dernière descendait en ligne directe de la princesse Clémentine, fille du roi Louis-Philippe, et du prince Auguste, un neveu du roi Léopold Ier.

Côté paternel, deux unions avec des archiduchesses d’Autriche légitiment la présence d’objets liés aux Habsbourg. L’importante collection de miniatures permet d’ailleurs d’illustrer toute cette prestigieuse parentèle avec des portraits de la reine Marie II de Portugal qui épousa Ferdinand de Saxe-Cobourg-Gotha, d’autres de la famille de Bourbon-Siciles, berceau de la reine Marie-Amélie, mère de la princesse ClémentineOn retrouve aussi Ferdinand, duc d’Orléans, quelques empereurs d’Autriche, Louis XVI et Marie-Antoinette, Louis XIV ou encore le tsar Ferdinand de Bulgarie, des rois de Bavière, la duchesse de Berry et le comte de Chambord. 

Passionné de bijoux et d’ornements gravés de style rococo, le duc Alexandre qui avait deux frères, Ferdinand et Eugène, tous deux décédés, et deux sœurs Marguerite et Sophie, s’est éteint en 2024. Outre des lots plus anecdotiques et familiaux comme des costumes traditionnels bulgares, un ensemble d’ombrelles ou de sceaux, des dentelles et quelques tableaux, on retiendra quelques pièces phares. Au fil de cette vacation fleuve, citons un ensemble de jardinières armoriées en argent conservées dans leur coffret d’origine et totalisant plus de onze kilogrammes. Elles sortent des ateliers de la maison viennoise Klinkosch, fournisseur de la cour des Habsbourg, et proviennent de l’héritage du duc Robert et de son épouse l’archiduchesse Maria-Immakulata de Habsbourg-Toscane.

Á ceci s’ajoutent une ménagère et une série de pièces de forme qui composent un service complet du plus bel effet, un nécessaire de voyage en vermeil signé de la Maison Aucoc, à Paris, et datant de 1850, provenant de la sœur du tsar Ferdinand de Bulgarie, Amélie, un éventail en dentelle de Bruxelles offert par le duc de Madrid à la princesse Marie-Louise de Bourbon-Parme à l’occasion de son mariage en 1893, une tabatière incrustée de dix miniatures cerclées de diamants figurant le roi Ferdinand Ier de Bourbon-Siciles, son épouse l’archiduchesse Marie-Caroline, et huit de leurs douze enfants, un tableau serti de neuf miniatures représentant Madame Adélaïde, le roi Louis-Philippe et la reine Marie-Amélie avec six de leurs enfants, tous peints par Nicolas Jarville, un presse papier de Froment-Meurice orné d’une miniature de la princesse Clémentine, en deuil, ou encore une jolie tabatière rehaussée de vues aquarellées de la ville de Naples, autant d’occasions d’acquérir un bout d’histoire royale, des objets parlants transmis de générations en générations.

Au Château d’Audrieu le luxe du temps retrouvé

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Il est des endroits où l’on arrive en se taisant presque. Où l’on coupe le moteur plus doucement que d’habitude, comme si le paysage lui-même demandait un peu de retenue. Le Château d’Audrieu est de ceux-là. À quelques kilomètres des plages du Débarquement, au coeur de cette Normandie qui alterne gravité historique et douceur bocagère, le domaine apparaît au bout d’une longue allée, posé là depuis des siècles, avec cette élégance tranquille qui n’a rien à prouver.

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Les dessins et installations de Nicolas Daubanes transforment limaille de fer, béton et autres matériaux en traces poignantes des lieux de mémoire. Ses œuvres évoquent guerres, destructions et blessures historiques, résonnant au cœur des collections du musée de l’Armée.

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