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Léopold II en Égypte

  • Rédigé par Christophe Vachaudez
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Léopold II en Égypte © DR

À l'heure où le Musée de Tervuren rouvre ses portes, la silhouette du roi Léopold II plane assurément sur les lieux, lui qui fit appel à Charles Girault, l'architecte du Petit Palais à Paris, pour mener à bien son projet d'institution scientifique. Fortement impliqué dans l'entreprise coloniale, le souverain mettait à exécution un projet qu'il caressait depuis longtemps, sans idée précise jusqu'alors.

Dans l'ouvrage récemment paru sous l'égide de la Fondation Roi Baudouin, Je voudrais être Vice-Roi d'Égypte, un groupe d'auteurs recontextualisent et commentent le journal de voyage de Léopold quand, alors qu'il est duc de Brabant et héritier du trône, il entreprend un périple méditerranéen qui le conduit de 1862 à 1863 en Algérie, en Tunisie, à Malte puis en Égypte.

 

 
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Comme on avait l'habitude de le faire à l'époque, le Prince décrit par le menu ce qu'il voit, évoquant ses rencontres, les conditions climatiques ou les coutumes qu'ils découvrent. Ils analysent avec finesse les situations et imaginent comment la Belgique pourrait se positionner utilement dans ces pays pour commercer ou investir. Car, il est bien une qualité qu'on ne peut lui enlever, son souci constant de travailler au rayonnement d'un pays neuf, qui n'en finit pas de s'affirmer sur la carte européenne.

 

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Mais revenons à cette année 1862, quand le jeune duc de Brabant, en attente d'en découdre avec le pouvoir, trouve nombre de prétextes pour aller à la découverte du monde, sous des cieux plus cléments. De santé fragile, il éveille les craintes de son père. Ce dernier ne se rappelle que trop bien le décès prématuré de la reine Louise qui a succombé à la tuberculose. De plus, des douleurs à la jambe qui font claudiquer son aîné pourrait s'atténuer sous un soleil généreux.

 

 
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En Algérie, malgré son désir d'anonymat et son titre de comte de Tervueren qui ne trompe personne, il est accueilli en tant que petit-fils du roi Louis-Philippe et, après avoir débarqué à Alger, visite Bilda, Tizi-Ouzou, avant de voguer vers Philippeville, aujourd'hui Skikda, et de rallier Biskra puis Batna. Á Tunis, il est reçu par le bey Sadok et ne manque pas de gagner le site archéologique de Carthage. Sur le chemin de l'Égypte, véritable but du voyage, Léopold fait une escale à Malte où les honneurs lui sont rendus. Après une traversée houleuse, il atteint finalement Alexandrie où une barque envoyée par le Vice-Roi vient quérir les nouveaux arrivants.

 

 
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Voilà déjà un mois et demi que le duc de Brabant a quitté Bruxelles. L'Égypte vit dans l'effervescence du percement du canal de Suez et Léopold rencontre plusieurs fois Ferdinand de Lesseps qu'il tient en haute estime. Il parcourt d'ailleurs le chantier et s'y intéresse tout particulièrement. S'il se rend sur les principaux sites archéologiques du pays, à la fois impressionné et déçu par l'architecture, il n'en oublie pas pour autant de s'informer, de prospecter et de voir comment la Belgique pourrait s'imposer comme un partenaire solide et s'affirmer face à la France ou la Grande-Bretagne.

 

 
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Les indications qu'il ramènera s'avéreront profitables et, plus tard, il ne manquera pas d'encourager le baron Empain dans son aventure égyptienne. Léopold qui passe Noël loin des siens, pousse une pointe jusqu'au monastère de Sainte-Catherine du Sinaï et envisage de poursuivre vers Ceylan mais doit rentrer, suite à l'opposition paternelle. Il reste de ce voyage des photos d'époque et des carnets riches en impressions, enrichis par l'analyse d'historiens, dont Olivier Defrance, spécialiste de l'histoire des Saxe-Cobourg.         

Rédigé par Christophe Vachaudez

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